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3ème Mondial de l’Antiquité
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La 3ème édition du « Mondial de l’Antiquité » s’est tenue du 4 au 8 octobre 2007 autour du thème « un hommage à l’Art et au Rugby ».

LES PUCES DE PARIS SAINT-OUEN : un monde magique, d’utilité publique…. pour une émotion durable !

Discours de William Delannoy, Président de l’ADPPSO (Association de Défense et de Promotion des Puces de Paris Saint-Ouen) lors de la soirée d’inauguration du 3ème Mondial de l’Antiquité :

« Monsieur le Vice Président du Conseil Général,
Madame le Maire,
Madame la Présidente du Comité Régional du Tourisme,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Monsieur le Président de la Chambre de Commerce de Paris, Délégation de Seine Saint-Denis,
Cher Jean-Pierre Rives
A vous tous, passionnés d’art et de patrimoine,

C’est ici, sur l’ancienne zone militaire des fortifications de la Ville de Paris, qu’est né ce qui deviendra le célèbre « Marché aux Puces ».

Depuis ce 1er juin 1891, un marché d’objets divers géré par la commune de Saint-Ouen se tient avenue Michelet. Chaque dimanche, se retrouvent 130 marchands formant ce qui est connu à cette époque sous la désignation administrative de « Marché à la Ferraille ».

C’est dans ce faubourg industriel et populeux que se retrouvaient les amateurs de pêche, de canotage et de natation. Le nom de Saint-Ouen était inséparable de l’idée de plaisir champêtre. Aujourd’hui, cette sensation de liberté, de détente et de flânerie se trouve toujours sur Saint-Ouen mais dans le paradis de la brocante et de l’insolite.

C’est dans ce grenier de la mémoire que plusieurs millions de visiteurs passionnés par le passé témoignent, à travers ce véritable pèlerinage qui ne dure que le temps d’un week-end, de ce qu’ici nous aimons tous, le « talent des hommes ».

De stand en stand, de meubles en objets, de sculptures en visage, vous allez naviguer ce soir sans boussole dans ce labyrinthe hétéroclite, et je tiens à remercier particulièrement Jean-Pierre RIVES d’associer son talent et de nous permettre d’exposer tout au long de ce mois d’octobre ses œuvres sur l’ensemble de nos marchés.

Vous allez respirer à pleins poumons l’air de la fronde qui siffle gaiement dans les allées car c’est bien l’esprit tribal qui regroupe ces marchés et les lie si solidement, créant un mystérieux pouvoir qui protège cette enclave de fantaisies et de libertés.

Certains considèrent les Puces comme un état dans l’Etat, une ville dans la ville ; il n’en est rien mais il est vrai que l’exubérant désordre des Puces érode tout ce qui en son sein risquerait de porter atteinte à son identité.

La rêverie, le bon et le mauvais goût qui se côtoient, bordés de tentations et de coups de cœur, expliquent sûrement qu’aucun autre terrain de jeux de l’antiquité ne rivalise avec ce territoire.

Depuis plus de cent ans, les Puces, vos Puces, ont été le maillon d’une chaîne de notre monde, un cycle perpétuel permettant la concentration d’objets d’occasion, où un dictionnaire ne suffirait pas à dénombrer toute cette richesse. A cette époque, on n’y voyait rien de neuf, que de l’ancien et toujours avec le même besoin de chasse aux trésors.

Les belles trouvailles étaient fréquentes. Beaucoup de belles pièces de nos musées ont été chinées ici, par des amateurs d’art érudits, qui ont ainsi, avec les marchands, sauvé ces merveilles d’une destruction certaine.

Alors aujourd’hui, à l’époque du tri sélectif, où ces questions environnementales nous préoccupent de plus en plus, reconnaissons ensemble que cette jungle de la Porte de Clignancourt reste encore le centre mondial du recyclage et quels que soient les moyens, faibles ou important, de ceux qui viennent acquérir un objet d’occasion, ils font sans le savoir depuis tant d’années un geste important pour notre environnement, tout en effectuant des acquisitions de valeurs artistiques.

Ce soir, vous êtes invités à cette véritable fête populaire, dans ce qui est et doit rester le plus grand marché d’antiquités du monde. Et, au-delà des objets qui s’y trouvent, ce sont les gens qui composent ce territoire qui vous attirent, ces marchands divers, du brocanteur gouailleur à l’antiquaire raffiné, en passant par le fripier du coin.

Nos marchés si différents, comme autant de villages, dévoileront leurs secrets dans cette magie nocturne.

Ce soir, les Puces vont briller pour vous et notre petit monde de l’art, du chic et parfois de l’inutile, va vous distiller ce plaisir immense que chaque chineur aime goûter, en vous accueillant non plus en simple visiteur, en client, mais en véritable ami pour cette nuit des puces.

Vous découvrirez à travers son unité, ses règles non écrites, ses coutumes du temps passé et surtout son air de liberté qui fait de ce lieu de commerce une véritable marque de fabrique, un genre d’AOC, un label mondial qui se nomme tout simplement LES PUCES.

Et, croyez moi, nous ferons tout pour que cette passion, la nôtre, la vôtre, reste une émotion durable car le marché aux Puces est bien un marché d’utilité publique. »

Un week-end festif où le soleil était de la partie pour accueillir les 200 000 visiteurs qui ont investi les allées de ce Marché unique au monde. Une très belle prestation à saluer et à encourager !

Un grand merci aux organisateurs et aux marchands qui ont fait de leur Marché le lieu incontournable du Paris « branché » dans un Saint-Ouen populaire !

©rédactionnel : audonien.com octobre 2007

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