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Promenade insolite en Centre ville
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Le 17 septembre dernier, avait lieu, en vertu de l’engagement n° 98 de la majorité municipale, la visite du quartier "Centre ville/Garibaldi/Rosiers"…. Un parcours déprimant !

Sur invitation distribuée la veille, pour ne pas dire le jour même dans certaines rues, quelques habitants (une quinzaine dont la moitié de fidèles du parti) se sont regroupés à 18 h Place de la République autour de Mme le Maire, son fidèle premier adjoint et quelques élus dont le très discret Rémi FARGEAS.

A l’exception d’une courte apparition de Me AUERBACHER au début de la promenade, les socialistes annoncés sur le tract ont préféré s’abstenir, n’osant pas, certainement, croiser le regard de leurs électeurs, de crainte d’être jugés coupables de complicité d’inefficacité municipale.

P. PLANQUE a accueilli les participants par une présentation du projet d’aménagement du « futur centre » de la « future ville » de Saint-Ouen, très vite interpelé par les riverains qui n’étaient pas venus là pour parler du projet de M. CHEMETOV, mais bien de la qualité de vie autour de la Place du 8 Mai sur laquelle le cortège s’est rendu directement sans même suivre l’itinéraire programmé par la rue des Rosiers.

Circuit surprenant pour les habitants du quartier Garibaldi, conviés on ne sait trop pourquoi, à cette petite visite urbanistique qui a complètement zappé leur quartier.

A noter la présence continue de trois médiateurs, précédant le cortège, afin de faire place nette avant son arrivée sur les lieux sensibles, repoussant plus loin pour quelques instants les éléments indésirables, pas tellement impressionnés par la présence de Mme Le Maire.

Après de longues mais vaines discussions sur la place du 8 mai, au cours desquelles J. ROUILLON et P. PLANQUE se sont appliqués à démontrer l’impuissance de la municipalité devant un phénomène sociétal (vie plus dure, désengagement parental, absence de gardiens d’immeubles, etc… ), pointant comme d’usage la responsabilité de l’Etat qui ne donne pas les moyens, notamment policiers, de lutter contre cette gangrène qui pourrit le quotidien de tout un chacun. Madame le Maire a soigneusement esquivé le sujet de la vidéo-protection, alléguant d’études en cours sur ce délicat sujet, qui lui interdiraient de se prononcer aujourd’hui !

Restant sur sa faim, le groupe s’est ébranlé vers la rue du Dr Bauer tout en faisant, à la demande d’une habitante, une halte devant le squat du boulevard Biron où le premier adjoint s’est à nouveau ingénié à prouver la bonne foi de la municipalité qui, certainement victime de son propre décret anti-expulsion, ne parvient pas à déloger (et surtout reloger) la totalité des propriétaires insolvables dans un délai raisonnable, au mépris d’ailleurs de toute règle en matière d’hygiène et de sécurité…

Puis, promenade dans le quartier Godillot/Hellbronner où sont juxtaposés d’élégants pavillons, vestiges du passé faubourien de Saint-Ouen, à un habitat disparate d’immeubles récents ou affreusement rénovés comme celui de la « Sablière » dont P. Planque a vanté la beauté de la réhabilitation malgré le choix douteux de la peinture grise de la façade qui tranche tristement avec l’élégance des pavillons mitoyens.

Mais comme le souligne si bien le sémillant architecte octogénaire, M. CHEMETOV, choisi par la municipalité sans concertation avec les Audoniens, pour rénover et redynamiser la place de la République : « simplifions et unifions cette ville ! Il nous faut du simple, du solide, du durable » (sic) … Pour le beau, vous repasserez, pas nécessaire à Saint-Ouen !

Comble de la désolation en passant devant l’ancienne gare des Godillot, magnifique vestige des splendeurs d’une époque révolue, en décrépitude totale, complètement tagguée, laissée à l’abandon des squatters, devant laquelle, une fois de plus, nos élus se sont contentés d’exprimer leur impuissance à trouver une solution avec la SNCF, malgré plusieurs projets sans lendemain, trop onéreux pour la municipalité. D’autres sont, parait-il, à l’étude mais là encore nous n’en sommes qu’au stade d’ETUDE et il y a fort à parier que, si toutefois ils existent, ils ne sont pas prêts de voir le jour, les regards se portant assurément vers d’autres quartiers de la ville, plus enfumés mais plus juteux !…

Spectacle affligeant d’un cortège sous surveillance, déambulant dans des rues sans vie, à l’exception des attroupements de jeunes au pied des cités, attendant que le groupe s’éloigne pour entamer leur « petit » commerce.

Il se faisait tard, le vent se levait, la nuit tombait, et les quelques dix téméraires (élus, services et médiateurs compris) qui restaient lorsque le cortège s’est dissipé au beau milieu de la cité Cordon, déserte et sinistre, sont repartis vers leur domicile, certainement pas plus rassurés que moi sur l’avenir de leur ville.

Chantal GOURDAIN
Une audonienne dépitée

©rédactionnel : Audonien.com 25 septembre 2009

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Commentaires :

29 septembre 2009

"A lire votre compte rendu de la triste promenade du Maire et consorts par les rues sales de notre ville abandonnée aux dealers, je vois avec une tristesse qui confine au chagrin mes pires craintes devenir réalité : Deux morts par balle, abattus en pleine rue, en plein après-midi, un samedi par grand beau temps à l’heure où les gens se promènent en famille…
Vous qui êtes nos élus, de ceux qui s’opposent donc, que pouvons-nous faire de concret pour mettre un terme aux agissements mafieux de la majorité au pouvoir dans cette ville ? Car ne nous trompons pas : la permissivité des uns ont favorisé sinon autorisé l’audace des autres. Si les bandes organisées de trafiquants sévissent aujourd’hui au grand jour c’est qu’au commencement, il y a de cela des années ! Rien n’a été fait pour les en empêcher.
70 années de règne du PCF et apparentés.
Une telle durée ne peut qu’engendrer les pires dérives car ainsi est fait l’être humain : sans contrôle et sans une surveillance permanente, il abuse des avantages que l’on lui donne ; sous couvert de démocratie bien des scélératesses ont été perpétuées.

Je souhaite voir la donne changer aux prochaines Municipales. En espérant qu’une nouvelle majorité ne perpétue pas les errements de la présente.
D’ici là, restons vigilants. Le moment venu, nous disposerons ainsi d’arguments solides et nous pourrons peut-être convaincre les Audoniens apeurés et /ou indifférents d’aller voter ? Pour le moment, ils s’abstiennent. Cela aussi devrait nous alerter.
Non sans une certaine espérance,
A. S.
"

5 octobre 2009

"Je suis entièrement d’accord avec cet article. Je suis désolé de ne pas voir la ville s’embellir malgré les moyens apparents qui y sont consacrés. J’ai été tout de suite étonné par le choix de cette couleur grise pour la Sablière qui rend le quartier encore plus triste et ne va pas du tout avec le revêtement couleur brique en bas de l’immeuble. En ce qui concerne les visites de quartier, j’aimerais bien savoir sur quels critères sont sélectionnés les habitants habilités à rencontrer le maire. J’habite le quartier Debain depuis 6 ans et n’ai pas été invité à la visite de ce quartier et pourtant il y en aurait des choses à dire (plan de circulation, insécurité, prostitution…). Comment peut-on dès lors parler de prise en compte de l’avis des habitants ? Quant au choix de CHEMETOV pour la refonte de la place de la mairie cela ressemble à de la provocation quand on sait que le seul point sur lequel tous les audoniens sont d’accord (de Droite comme de Gauche) c’est justement l’hostilité à la patinoire, son œuvre marquante ! L’esthétique est à l’évidence une affaire de gout et peut donc se discuter mais je ne suis pas sur que les choix faits dans le cadre de l’opération « l’art en ville » soient appréciés par la majorité des audoniens ; exemple, l’angle du nouvel immeuble au carrefour Michelet/Bauer (certes plus joli et plus gai que le béton nu mais peu consensuel) "
J.D.

6 octobre 2009

Bonjour,

"Je viens de lire votre sujet du mois et je tiens à partager avec vous notre colère contre cette municipalité qui fait l’autruche depuis tant d’années, qui refuse systématiquement de s’engager fortement dans cette guerre contre ces voyous qui ont réussi eux à s’engager à faire régner leur loi. Mais peut-être que la mairie préfère se débarrasser de ses bons citoyens qui finiront tous par fuir cette ville et garder ses petits voyous et dont sa politique a tout fait pour qu’ils se sentent à l’abri. En tous cas aujourd’hui quelle honte de dire que l’on habite Saint-Ouen ! « Ah c’est la zone ! » m’a t-on répondu dernièrement. Que dire à cela après tous ces évènements ? Cette ville qui pourrait être si jolie et accueillante est devenu sale et triste, un vrai dépotoir, quand ce n’est pas la pissotière (rue neuve pierre curie). Oui aujourd’hui je n’ai plus envie de vivre ici et d’élever mes enfants dans cette "zone". Voilà, j’ai écrit ma colère et j’espère que vous la comprendrez. Bien cordialement."
Nathalie J.

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