Il nous a paru important de porter à votre connaissance le contenu d’un courriel adressé par un Audonien excédé au Maire en date du 28 octobre 2009 et dont William DELANNOY a reçu copie :
Madame le Maire,
Place du 8-Mai 1945 et aux alentours, en plein centre-ville de Saint-Ouen donc, les « dealers » –notamment de cocaïne-, sont de nouveau les maîtres du terrain à partir de 22h.
Non seulement le trafic a repris –avait-il jamais cessé ?-, mais il s’est étendu : depuis quelques jours un autre point de vente a fait son apparition au pied du 22, rue Anselme avec des caches dans le petit bras mort de rue conduisant au 2, rue de l’Hermet.
Bien entendu toute approche d’un véhicule de police continue d’être bruyamment signalée jusque très tard dans la nuit par les guetteurs sous la surveillance de qui les habitants du quartier sont de fait placés.
Il a fallu que la situation, sur laquelle des Audoniens vous alertent depuis des années, devienne encore plus insupportable –avec, récemment, des morts-, pour que se fasse une prise de conscience et que des premières mesures soient prises.
Totalement insuffisantes.
Madame le Maire, hier soir trois revendeurs barraient la porte d’entrée à mon immeuble. L’un d’eux a fait ses besoins dans la montée d’escalier. Les clients, bon chic bon genre, qui arrivaient à pieds, en voiture ou à deux roues étaient livrés et payaient sous nos fenêtres en quelques secondes.
Je ferai copie de ce courriel aux nombreux habitants du quartier qui oscillent entre le désespoir et la rage.
Vous conviendrez avec moi que :
Une présence policière permanente, notamment la nuit, doit être instaurée dans cette partie maudite du centre-ville, l’installation du commissariat dans une zone déserte ayant été une absurdité. Nous pensons tous bien entendu à une Unité territoriale de quartier
Des caméras de vidéo-protection doivent être installées D’URGENCE, sans états d’âme, anachroniques par rapport à la gravité de la situation
L’accès au petit bras mort de rue conduisant au 2, rue de l’Hermet (OPHLM) doit être immédiatement fermé par une grille, les massifs qui s’y trouvent servant de caches à la drogue
Un gardien du stade de la rue Ampère doit être trouvé cette fois sans délai, ce qui évitera qu’un équipement public (le mur d’enceinte, voire le perron du logement) serve aux guetteurs pour avoir une meilleure visibilité
Il n’y a pas de petites mesures pour que des citoyens français aient le droit d’exercer leur droit constitutionnel de vivre paisiblement.
En attendant de vous lire ou de vous rencontrer, je vous remercie, Madame le Maire, de votre attention active.
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©rédactionnel : William DELANNOYOctobre 2009
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