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JF, 40 ans, de cœur à gauche…pourquoi je vais voter William Delannoy !
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Non, je ne vends pas mon âme au diable Non, je ne vais pas frayer avec les méchants de « droite »

Non, je ne me sens ni responsable, ni coupable…je vais juste faire ce que je crois juste et bon pour ma ville, ma vie et mes enfants que j’aime. Retour sur mon parcours personnel et mon choix pour les prochaines élections municipales.

Avec ma famille, j’ai emménagé à Saint-Ouen en 2000. Habitant un petit appartement à Paris, l’arrivée de notre premier enfant a été déterminante dans notre choix de changement. Pas assez de place pour rester dans cet appartement du 18ème que nous aimions, envie d’avenir, envie du 1er achat, nous voilà donc en quête de notre futur chez nous. Rester à Paris ?

Trop cher ! Partir en lointaine banlieue…non merci, aucune envie de passer des heures dans les transports en commun pour aller travailler. Notre choix se porte donc sur la ville de Saint-Ouen plus accessible en terme de prix, aux portes de Paris et disposant de nombreux atouts en terme de transport (accès direct sur la A1, A86, A15, une ligne de métro, un RER, plusieurs lignes de bus), en terme de structure urbanistique ( quelques cités mais pas trop, encore de nombreuses petites rues et leurs maisons de ville), de sociologie (la mixité sociale d’une ville populaire) et tellement de possibilités de développement dans l’avenir…une véritable aubaine doublée d’un coup de cœur pour notre maison.

Je me rappelle avoir dit à mon mari : « tu verras, c’est un pari sur l’avenir, mais dans 10 ans Saint-Ouen fera des envieux, ça va devenir une ville formidable. Elle a un tel potentiel que ça va forcément être « the place to be » ! » Erreur, grave erreur !

Nos enfants sont allés à la maternelle de l’école Bachelet, puis à l’école primaire du même groupe scolaire. Nous sommes devenus parents d’élèves, nous nous sommes faits de nombreux amis, parce que nous avions à peu près tous le même parcours, nous nous ressemblions, nous nous comprenions, nous avions les mêmes envies, les mêmes loisirs, nos enfants étaient copains de classe…bref c’était vraiment sympa. Seul bémol à ce portrait idyllique, les dealers qui commençaient à investir la Place du 8 Mai à quelques dizaines de mètres seulement de l’école.

Nous les avons vus apparaître peu de temps après que l’accès au Parc Ampère ait été condamné, fermé par une énorme plaque de tôle. Non seulement le fait de supprimer cet accès obligeait les parents et enfants à faire un grand détour pour accéder au petit parc mais en plus, très rapidement les dealers ont fait leur apparition à cet endroit, prenant possession des lieux, hurlant régulièrement « Arténa » quand une voiture de police s’en approchait.

Il nous a fallu quelques temps à observer ce manège étrange pour comprendre qu’il s’agissait d’un trafic organisé qui prenait un peu à peu une ampleur inquiétante. Ils étaient de plus en plus nombreux, ils ne se cachaient plus, ils avaient clairement établi leur territoire et nous n’étions plus autorisés qu’à traverser ce territoire sans nous y arrêter. Très vite le phénomène s’est multiplié, la rue Diderot et celle de l’Alliance ont été réquisitionnées, la toile du deal était tissée !

Nos enfants ont grandi en fréquentant, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde, des guetteurs et des dealers devant leur école, devant la boulangerie, devant le centre de loisir où ils allaient après l’école ou pendant les vacances scolaires… A 5 ans à peine tous les enfants de l’école maitrisaient « l’Arténa » dans le texte !

La situation s’est dégradée très rapidement ; les regroupements prenaient des proportions de plus en plus importantes de midi à minuit sans discontinuer, alors en tant que représentants des parents d’élèves nous nous sommes mobilisés et avons demandé rendez-vous en Mairie

Nous avons été reçus par madame Amédro et monsieur Kachouri, respectivement adjoints au Maire en charge de l’éducation et de la sécurité pour le second. Je me rappelle très bien de ce rendez-vous ; quand nous avons évoqué les faits, ils les ont minimisés : rien de vraiment grave, pas de quoi s’affoler !

Les regroupements et « seating » de guetteurs devant l’entrée du centre de loisir ?

La solution de la Mairie : fermer la porte, monter des plaques de métal contre la grille ajourée, déplacer les panneaux de Stop sur lesquels les jeunes grimpaient pour sauter par-dessus la grille.

En sortant de cette réunion, je me rappelle clairement m’être fait la réflexion que le dialogue n’était pas possible puisque nous ne pensions définitivement pas pareil, que nous ne nous comprenions pas.

Nous évoquions un danger, une situation inacceptable, la réponse de la Mairie ne consistait pas à chercher des solutions pour endiguer le problème mais à déplacer les victimes, les isoler !

C’est sûr avec des miradors, des barbelés et des chiens dans la cour nos enfants ne craindraient plus rien…est-ce pour autant ce que nous voulions pour eux, certainement pas !

A partir de ce jour là, je me suis dit que Saint-Ouen n’allait pas du tout dans la direction dans laquelle je pensais qu’elle irait, j’ai alors commencé à regarder ma ville dans le détail et ce que j’ai vu ne m’a pas plu du tout.

En fait j’ai ouvert les yeux, une ville qui s’abîmait de l’intérieur, qui se recroquevillait, qui voulait avoir l’air mais qui n’avait plus l’air du tout… rongée par une maladie honteuse qu’on n’avoue pas : le trafic de drogue qui avait envahi tout l’espace urbain.

La bête avait tissé sa toile, on l’avait laissé s’installer, se développer, se répandre, sans broncher, sans lutter, sans rien faire et tout ça pourquoi…parce qu’on n’a pas voulu lui donner un nom pendant des années, parce qu’on n’a pas voulu dire qu’on était malade !

Alors on ne s’est pas soigné et maintenant on, ou plutôt Nous, sommes gravement atteints, moribonds !

Alors on fait quoi ? Nous nous laissons mourir, terrassés par la bête, sans même nous être battus !

Nous prenons les mêmes incompétents, les mêmes incapables, les mêmes coupables de n’avoir pas voulu voir, de n’avoir rien voulu faire pour nous sauver, pour nous aider pour aider nos enfants, nous leur redonnons 6 ans de pouvoir pour poursuivre leur œuvre et nous achever ???

Pour moi c’est clair, le combat c’est maintenant ! Je veux un Maire qui n’ait pas peur. Je veux un Maire courageux, un Maire volontaire…je veux que William Delannoy gagne l’élection municipale parce que je veux que ma ville, celle que j’ai choisie pour y vivre avec mes enfants, retrouve sa dignité, sa joie de vivre et que ce soit une ville d’avenir et pas une ville morte.

Je suis une femme, j’ai 40 ans, je suis de gauche, je vais voter William Delannoy et j’emmerde les biens pensants pseudo intellectuels de gauche qui s’accrochent à une idéologie et à un dogme plutôt qu’à la réalité des faits.

Un message internet d’une Audonienne de 40 ans

©rédactionnel : audonien.com 6 Janvier 2014

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