Accueil Nos actions Billets d’humeurs & débats
Temoignage d’une jeune Audonienne
agrandir le texte
retrecir le texte
imprimer cet article
envoyer à un ami

Lynda vient de nous faire parvenir un témoignage que nous souhaitons vous faire partager, tout en la remerciant de nous faire confiance pour l’avenir :

Je suis Audonienne depuis ma naissance dans les années 80. Mes parents ont vécu pendant 10 ans boulevard Jean Jaurès. J’ai donc fait une partie de ma scolarité à l’école Paul Langevin. Je me souviens de cette ville où il faisait bon vivre. Les adultes veillaient sur nous par respect et solidarité et l’entraide était au rendez-vous. Mes parents travaillaient à temps plein et n‘avaient pas la possibilité de me garder. J’allais donc au centre Ampère tous les mercredis et j’ai eu la chance d’y’être encadrée par des équipes d’animation géniales. Nous n’étions pas laissés de côté et avions de réelles activités : piscine, patinoire, musées, sortie dans les forêts et parcs d’animations de la région parisienne et j’en passe.

Mes parents ont ensuite déménagé vers Blanqui, et j’ai poursuivi mes études au collège Michelet. C’est à cette époque que tout a commencé à se dégrader : manque d’infrastructures sportives, des professeurs dépassés par la violence. Je me souviens comme si c’était hier de cette prof en arrêt maladie pour cause de dépression après avoir reçu un sceau d’eau sur la figure …. Plus les insultes perpétuelles…

Grandissant dans les années 90, me voilà fan de Mickaël Jordan et je décide de m’inscrire à l’USMA section basket. Confrontée à des bagarres successives après chaque match, et bien que consciente de faire perdre de l’argent à mes parents, je décide d’arrêter en cours d’année, ma perception du sport n’intégrant pas la notion de violence.

A mon entrée au lycée Blanqui, ce dernier venait d’être classé ZEP. J’y ai retrouvé ces mêmes profs désabusés et dépassés par cette violence ambiante. Ceux-là mêmes qui répètent inlassablement leurs cours comme des machines, sans humanité ni réel échange. Pas étonnant les résultats du bac ! Je ne blâme pas les professeurs, car ils ne sont pas les seuls acteurs dans cette triste démonstration, et j’ai malgré tout eu la chance de croiser des profs géniaux qui à eux seuls relevaient le niveau et étaient capables de faire régner l’ordre et la discipline.

Cependant tu te construis en te disant « je veux fuir cette violence et construire ma vie ailleurs ». C’est ce que j’ai fait, je suis partie dès que j’ai pu.

Je suis revenue à Saint-Ouen après dix ans d’absence, et force est de constater que cette petite ville que j’ai connue a bien changé. Mais pas dans le bon sens …

Aujourd’hui maman à mon tour et vivant de nouveau sur Saint-Ouen, j’aspire à ce que cette ville retrouve un peu plus de quiétude, qu’elle cesse de faire la Une au 20h du JT de TF1 pour sa violence, son insécurité et sa drogue, afin que mon enfant puisse vivre dans de meilleures conditions, qu’il soit libre de pouvoir faire du sport et des activités diverses et variées.

LB

©rédactionnel : audonien.com 28 février 2014

logo
Video

logo
Agenda
ecitoyen
Newsletter
Inscrivez-vous à notre lettre d'unformation
 
facebook   facebook
Audonien enchaine
Archives
Association
Plan du site
Contacts
Mentions légales
Liens