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William Delannoy Maire de St Ouen Vice-président de Plaine Commune
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La période des fêtes de fin d’année n’est peut-être pas la mieux choisie pour vous parler finances, mais les déclarations de l’opposition m’obligent à rétablir quelques vérités.

En effet, d’aucuns vous répètent à l’envie que nous croulons sous l’or !

Eh bien, je suis au regret de vous le dire, ce n’est pas le cas. La vie municipale serait bien plus simple si c’était la réalité et si nous pouvions dépenser sans compter !

C’est grave et consternant. L’opposition ose vous faire croire que nous avons 17 millions de matelas financier. Mais ça ne m’étonne pas, ils n’ont jamais vraiment su compter, sinon ils ne nous auraient pas endettés à hauteur de 170 millions d’€, lorsqu’ils géraient la Ville !

Entre 2001 et 2013, quand l’ancienne maire et son équipe étaient aux commandes, il leur était moins nécessaire de savoir compter qu’aujourd’hui. À l’époque, plusieurs millions de dotations de l’État rentraient tous les ans dans les caisses de la Ville (8 millions encore en 2013 contre 700 000 en 2018), les produits de la fiscalité locale n’avaient pas encore été transférés à Plaine Commune, l’adhésion de la Ville datant seulement de janvier 2013, et nous ne versions pas encore au pot commun de l’intercommunalité près de 24 millions d’€ par an ! En 2008, nous n’avions pas aussi à mettre des millions d’euros chaque année dans une ZAC largement déficitaire.

J’aurais bien aimé être maire pendant cette période d’opulence, mais malheureusement, j’étais dans l’opposition et bien trop longtemps à mon goût. J’ai démarré mon mandat de maire seulement en 2014, mais les conditions n’avaient plus rien à voir.

La fête était finie ! L’État baissait massivement les dotations versées à la Ville, les caisses étaient vides et la dette laissée par mes prédécesseurs… abyssale.

La situation était telle que par décision de l’État, via le préfet de Seine-Saint-Denis, la Ville allait être mise sous tutelle si nous n’agissions pas immédiatement pour redresser les finances municipales. Dans ce contexte particulièrement lourd et anxiogène, les élus de la nouvelle majorité et moi-même n’avons pas eu d’autre choix que d’augmenter fortement les impôts locaux, en une seule fois, dès 2015 – le taux de la taxe d’habitation est passé de 10,87 % en 2014 à 15,76 % en 2015 et la taxe foncière de 11,67 % à 16,92 %.

Depuis, ils n’ont jamais augmenté et restent, malgré tout, encore bien inférieurs à la moyenne des autres villes de Seine-Saint-Denis.

En réalité, cette augmentation a certes permis de générer près de 8 millions d’€ de recette par an, mais au seul bénéfice du désengagement constant de l’État. Malgré tout, grâce à une gestion plus vertueuse, nous sommes parvenus, non seulement à investir, mais aussi à faire baisser la dette de 20 millions d’€ durant la mandature pour la ramener à 150 millions…

C’est mieux, mais il n’y a pas lieu de se réjouir outre mesure. Les 17 millions évoqués sont donc le fruit d’énormes efforts cumulés depuis la reprise de gestion en 2014.

C’est le montant total de notre fonds de roulement qui est consommé au fil des ans pour nous permettre d’autofinancer les investissements indispensables en cours et à venir, comme par exemple des nouvelles écoles, sans nous endetter à nouveau.

Assez de blagues, de mensonges et de démagogie maintenant, j’en suis le premier désolé, alors, même en périodes de fêtes, méfiez-vous des faux pères Noël ! Je vous souhaite, malgré tout, de bonnes fêtes de fin d’année à toutes et à tous.

Votre Maire

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